L'assurance-vie corporative comme classe d'actifs | iAssure

Pourquoi l'assurance-vie entière avec participation est une classe d'actifs distincte pour les propriétaires d'entreprise incorporés. Diversification, stabilité, liquidité, fiscalité, crédit CDC.

Publié le : · Dernière révision : · Approbation de conformité : TBD · Auteur : · 6 min de lecture

Faits clés

  • L'assurance-vie entière avec participation est le seul produit d'assurance-vie qui se qualifie comme classe d'actifs distincte avec son propre profil rendement-risque.
  • Les rendements lissés du compte de participation affichent des moyennes comparables aux actions (environ 6 à 7 % sur 30 ans) avec une volatilité plus proche des obligations à court terme.
  • Jusqu'à 100 % de la valeur de rachat peut servir de garantie pour un prêt tiers, donnant à cette classe d'actifs une liquidité significative du vivant.
  • Le capital-décès en excédent du PBR de la police crédite le Compte de dividendes en capital, permettant une distribution libre d'impôt aux actionnaires.
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L'assurance-vie entière avec participation (VEP) est le seul type d'assurance-vie qui se qualifie comme véritable classe d'actifs : une catégorie de placement distincte avec son propre profil rendement-risque, ses caractéristiques de corrélation, et son rôle dans le portefeuille. Pour les propriétaires d'entreprise canadiens incorporés, elle comporte aussi un avantage fiscal unique : au décès de la personne assurée, le capital-décès en excédent du prix de base rajusté de la police est crédité au Compte de dividendes en capital de la société, permettant une distribution libre d'impôt aux actionnaires.

Le statut de « classe d'actifs » mérite examen. L'assurance-vie a été conçue pour un seul but (fournir de la liquidité au décès) et n'a jamais été destinée à côtoyer les obligations et les actions dans le portefeuille d'un investisseur. Cela a changé il y a environ une décennie lorsqu'un actuaire canadien, Wayne Miller (BMATH, ASA), a publié un cadre soutenant que l'assurance-vie entière avec participation mérite cette classification. Son argumentaire en cinq raisons a tenu, et pour les Canadiens incorporés il est plus pertinent aujourd'hui que lors de sa publication initiale.

Trois types d'assurance-vie permanente : une seule est une classe d'actifs

L'assurance-vie permanente au Canada prend trois formes principales :

  • Assurance-vie entière sans participation. Prime et capital-décès garantis, valeur de rachat garantie. Simple et peu coûteuse, mais aucune participation à la hausse. Pas une classe d'actifs (aucune composante de placement variable).
  • Assurance-vie universelle. Prime et répartition de placements flexibles, valeur de compte variable. Les options de placement à l'intérieur reflètent les placements disponibles à l'extérieur, elle se rapproche donc d'une enveloppe fiscale plutôt que d'une classe d'actifs distincte.
  • Assurance-vie entière avec participation. Prime et capital-décès garantis, valeur de rachat garantie, PLUS participation au compte de participation de l'assureur. Le compte de participation est lui-même un portefeuille d'actifs avec son propre profil rendement-risque, c'est ce qui confère à la VEP son statut de classe d'actifs.

Les cinq raisons qui font de la VEP une classe d'actifs

1. Diversification (dans un seul véhicule)

Le compte de participation est lui-même un portefeuille diversifié. Une répartition typique au Canada :

  • Obligations (environ 30-40 %)
  • Actions (environ 20-25 %)
  • Immobilier (environ 10-15 %)
  • Hypothèques commerciales (environ 5-10 %)
  • Placements privés (environ 5-10 %)
  • Avances sur police (environ 10-15 %)

Cette composition ressemble à une répartition de caisse de retraite modérément dynamique. Fait important, les comptes de participation incluent des classes d'actifs privées (hypothèques commerciales, dette privée, immobilier détenu directement) auxquelles la plupart des investisseurs de détail n'ont pas accès.

2. Stabilité (le mécanisme de lissage selon le marché)

Le taux d'intérêt du barème de participation (TIBP) qui pilote les participations est établi à l'aide du lissage selon le marché : gains et pertes en actions qui s'écartent des rendements attendus à long terme sont amortis à environ 15-20 % par an; les mouvements obligataires non réalisés ne sont typiquement pas reconnus; les gains et pertes obligataires réalisés sont amortis sur la durée restante.

L'effet : les rendements ressemblent davantage à une moyenne pluriannuelle qu'à une série chronologique du marché. Sur 30 ans, les TIBP des principaux assureurs canadiens ont produit des écarts-types inférieurs à 2 %, comparable aux obligations gouvernementales à court terme, alors que le S&P/TSX a montré des écarts-types supérieurs à 15 %.

3. Liquidité (valeur de garantie du vivant)

Un actif auquel on ne peut accéder est moins utile. La VEP offre trois voies de liquidité :

4. Croissance à l'abri de l'impôt et capital-décès libre d'impôt

La croissance des placements à l'intérieur d'une police exonérée n'est pas imposée sur une base d'accumulation (spécifiquement exclue par le paragraphe 12.2(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu). La valeur de rachat croît à l'abri de l'impôt année après année. Au décès, le capital-décès d'une police exonérée est reçu libre d'impôt par le bénéficiaire, qu'il s'agisse d'une personne ou, dans le cas de détention corporative, de la société.

Pour les propriétaires incorporés investissant via leur SPCC, cela compte de façon disproportionnée. Le revenu d'investissement corporatif imposable subit le taux élevé du revenu passif (environ 50 % dans la plupart des provinces) et compte dans le revenu de placement total ajusté rajusté, qui peut déclencher le grignotage DPE. La croissance de la VEP contourne les deux : aucun impôt annuel, aucune contribution au RPTAR.

5. Crédit au Compte de dividendes en capital (pour VEP corporative seulement)

Lorsqu'une société détient une police VEP et en est le bénéficiaire, le capital-décès reçu en excédent du PBR de la police est crédité au Compte de dividendes en capital de la société. La société peut ensuite distribuer ce montant comme dividende en capital aux actionnaires résidents canadiens, libre d'impôt pour l'actionnaire selon l'alinéa 83(2)b).

C'est le mécanisme fiscal le plus puissant disponible aux propriétaires d'entreprise canadiens incorporés pour le transfert de patrimoine corporatif. Le crédit CDC d'une VEP corporative approche souvent le capital-décès complet (parce que le PBR de la police tombe typiquement vers zéro dans la 80e décennie de la personne assurée, à mesure que le CNAP cumulé dépasse les primes cumulées).

Pourquoi le type de compagnie d'assurance compte pour la VEP

La plupart des grands assureurs canadiens de VEP sont des sociétés par actions cotées en bourse. En vertu de la Loi sur les sociétés d'assurances (Canada), les assureurs par actions peuvent diriger environ 3 % des gains du compte de participation vers les actionnaires plutôt que de les conserver pour les titulaires. Les sociétés mutuelles sont détenues par leurs titulaires de polices participantes; tous les gains du compte de participation sont soit retenus comme capital, soit retournés aux titulaires sous forme de participations.

L'implication pratique : la performance du compte de participation dans les sociétés mutuelles est souvent (mais pas toujours) plus forte sur de longues périodes parce que les décisions de placement ne sont pas influencées par les attentes trimestrielles des actionnaires.

Limites et considérations

  • Tarification requise. La police est un contrat souscrit sur la santé de la personne assurée. Une tarification avec surprime ou un refus peut réduire significativement l'économie de la stratégie ou en éliminer l'accès.
  • Permanence. L'argumentaire est à long terme. Les polices rachetées dans les 10-15 premières années produisent typiquement des résultats inférieurs à un portefeuille de placements imposables, une fois l'impôt sur le gain sur police pris en compte.
  • Barème de participation non garanti. Les illustrations devraient être testées contre le barème actuel moins 1 % et moins 2 %.
  • Économie dépendante de l'âge. Les personnes assurées plus jeunes (40-50 ans) voient généralement une économie meilleure que celles de 60 ans et plus.
  • Besoin d'assurance d'abord. La tarification financière plafonne la taille de la police en fonction de la situation financière de la personne assurée. On ne peut acheter indéfiniment de la VEP comme simple placement.

Foire aux questions

Qu'est-ce qui fait de l'assurance-vie entière avec participation une classe d'actifs plutôt qu'une simple assurance?

Cinq propriétés structurelles : diversification via le compte de participation de l'assureur, stabilité via le lissage selon le marché, liquidité via les avances sur police et les prêts avec nantissement, croissance à l'abri de l'impôt, et le crédit CDC pour les polices corporatives. Ensemble, ces propriétés placent l'actif au-dessus de la frontière efficiente rendement-risque traditionnelle.

Comment les rendements du compte de participation se comparent-ils aux actions et obligations?

Les rendements des comptes de participation au Canada ont historiquement produit 6 à 7 % annualisés sur 30 ans avec un écart-type inférieur à 2 %. Par comparaison, le S&P/TSX affiche 8 à 9 % de rendement annuel moyen avec un écart-type supérieur à 15 %. Le processus de lissage explique la faible variabilité.

Puis-je accéder à la valeur de rachat de mon vivant?

Oui, par trois mécanismes : rachat (déclenche un impôt sur gain sur police), avance sur police de l'assureur (imposable au-delà du PBR), ou prêt avec nantissement auprès d'un tiers (jusqu'à 100 % de la valeur de rachat pour l'assurance-vie entière avec participation, non considéré comme disposition).

La détention corporative change-t-elle le calcul?

Oui, elle améliore généralement le résultat. Financer la police avec des dollars corporatifs après impôt (taux corporatif d'environ 12 à 15 % sur le revenu d'entreprise actif) coûte moins cher que financer avec des dollars personnels après impôt (taux marginal supérieur de 53,3 à 54 % au Québec). Au décès, le capital-décès moins le PBR crédite le CDC de la société.

Que se passe-t-il si je rachète une police corporative tôt?

Le rachat déclenche un gain sur police égal à la valeur de rachat moins le PBR. 100 % d'un gain sur police est inclus dans le revenu imposable (distinct d'un gain en capital où seule une portion est incluse). Pour les polices corporatives matures, le gain peut être substantiel, ce qui explique pourquoi ces polices sont typiquement conservées jusqu'au décès.

Les participations sont-elles garanties?

Non. Les participations sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur et dépendent de la performance du compte de participation ainsi que de l'expérience en mortalité, frais et déchéance. Toutefois, une participation créditée ne peut être reprise.

Prochaines étapes

Le cadre de « classe d'actifs » n'est pas un argument de vente, c'est un argumentaire actuariel. Une police d'assurance-vie entière avec participation bien structurée et détenue par une société s'insère dans un portefeuille comme un portefeuille obligataire de longue durée de qualité : c'est l'ancre de stabilité, pas le moteur de croissance.

Trois décisions comptent avant la mise en œuvre :

  • Choix de l'assureur : structure mutuelle vs par actions, historique du barème de participation, ratio TSAV, composition du compte de participation.
  • Stratégie de financement : paiement limité (10 ans, 20 ans) vs paiement à vie, et inclusion ou non de l'option de dépôt additionnel.
  • Coordination avec votre équipe professionnelle : votre CPA pour les implications fiscales corporatives et le suivi du CDC; votre avocat ou notaire pour la structure des bénéficiaires; votre conseiller en assurance licencié pour la conception de la police.

Demandez une revue de structure pour discuter du rôle de l'assurance-vie entière avec participation dans votre portefeuille corporatif.

Résumé

L'assurance-vie entière avec participation est le seul type d'assurance-vie qui se qualifie comme véritable classe d'actifs, une catégorie de placement distincte avec son propre profil rendement-risque, ses caractéristiques de corrélation et son rôle dans le portefeuille. Pour les propriétaires d'entreprise canadiens incorporés, elle comporte aussi un avantage fiscal unique : au décès de la personne assurée, le capital-décès en excédent du PBR de la police est crédité au CDC de la société, permettant une distribution libre d'impôt aux actionnaires. Cet article présente les cinq raisons actuarielles qui justifient ce statut.

Sources canadiennes faisant autorité

Le contenu de cette page reflète, résume ou s'appuie sur les autorités publiques suivantes en matière de réglementation et de fiscalité. Consultez les sources primaires pour les règles définitives.

Anton Ivanov, conseiller en sécurité financière et représentant en fonds mutuels

À propos de l'auteur

Conseiller en sécurité financière · Représentant en fonds mutuels · Conseiller en régimes d'assurance et de rentes collectives

Conseiller indépendant depuis 2008, spécialisé dans l'investissement corporatif, les stratégies patrimoniales fiscalement optimisées et la planification dynastique pour propriétaires d'entreprise incorporés au Québec et en Ontario. Fonds communs distribués par WhiteHaven Securities Inc.; assurance par iAssure Inc.

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  • Les règles fiscales sont complexes et sujettes à changement
  • Les stratégies et les avantages dépendent de vos circonstances spécifiques, de votre province et de la structure de votre entreprise
  • Consultez toujours un CPA qualifié avant de mettre en œuvre toute stratégie fiscale
  • Des variations provinciales dans les taux et les règles peuvent s'appliquer (des différences existent entre le Québec et l'Ontario)
  • Le traitement fiscal passé ne garantit pas le traitement futur

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  • Il n'y a aucune garantie qu'une stratégie d'investissement atteindra ses objectifs
  • Les valeurs des placements fluctuent avec les conditions du marché, et vous pouvez recevoir moins que votre investissement initial
  • L'efficacité fiscale est un facteur ; le risque, les frais et les rendements totaux comptent tous
  • Le rendement passé ne garantit pas les résultats futurs

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  • Les résultats réels varieront en fonction de facteurs incluant les taux d'intérêt, l'expérience de mortalité et les dépenses
  • Les éléments non garantis (tels que les dividendes ou les taux d'intérêt crédités) ne sont pas des promesses de performance future
  • Examinez les projections garanties et non garanties avec votre conseiller avant de prendre des décisions

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